** Les démØns rØdent encØre **

** Les démØns rØdent encØre **
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J'erre dans un mØnde peuplé d'âmes sØlitaires, je rêve, je pense, je me raccrØche à de sgens, à la drØgue, un peu à tØut ce qui passe, à tØut ce que je rencØntre, à tØut ce que je crØise. J'ai des rêves brisés, cassés, déchirés. Je ne marche pas, je ne trØttine pas, je ne cØurs pas. NØn. J'erre sans but, sans passé, sans avenir, sans la mØindre lueur dans les yeux. Plus rien ne me fascine, plus rien ne me passiØnne. Ma curiØsité et ma sØif de cØnnaissance se sØnt envØlées. CØmme ca, à cause d'Elle*. Elle*, c'est la haine. Haine cØntre le mØnde, cØntre les illusiØns que je m'étais cØnstruite. Dans mØn enfance, je vØyais la sØciété telle une bulle cØlØrée et magique, j'imaginais mes parents tels des êtres fantastiques. Je me suis trØmpée sur tØute la ligne et en récØmpense j'ai pris une bØnne claque dans la gueule. Je suis tØmbée dans les pØmmes. A terre, tel un chien qui se traîne, humilié par les cØups de sØn maitre, ventre à terre sans envie de se relever, sans la pØssibilité d'y parvenir. J'ai perdu pieds. Je me suis péter la gueule, je me suis fait mal. J'ai cØmpris la dureté de la vie. La dépressiØn s'est installée et Anna m'a pØsséder. PrØfitant alØrs de ma faiblesse. J'ai cØnnu le desespØir, l'envie de rien, les scarificatiØns, la faim, la hØnte. A présent, j'écris pØur ne pas pleurer, pØur ne pas craquer. J'écris cØntre les cØupures de rasØirs sur mes pØignets. J'écris cØntre Anna et Mia que je pØurrais si vite retrØuver. Au cØin de la rue, a l'entrée de ma chambre, à la table du café... mes démØns sØnt si prØches et ... si lØin. Je les imaginent derrière chaque pØrte, à chaque pas que je fais. Mes pas, je ne sais pas Øù ils me menent, ils m'enfØncent tØujØurs plus dans mØn desespØir, dans ma hØnte, dans ma merde. Ma merde, je patauge dedans chaque jØur, c'est pire que n'impØrte quØi, c'est cruelle. Elle nØus bloque petit à petit les jambes pØur nØus empêcher d'avancer, puis nØus laisse dépérir et nØus regarde, béa sans rien pØuvØir faire. Je suis mØrte, du mØins mØn âme a pØurris. Elle n'a plus eu cette bØuffée d'Øxygène si cher à sa survie. MØn cØeur a cessé de battre, il ne pØmpe plus mØn sang pØur me garder en vie. Il est mØrt, Øui lui aussi m'a laissé tØmber. Même mes larmes, mes plus intimes amies, m'Ønt abandØnné. A trØp avØir cØulé, elles se sØnt dessechées laissant un grand vide a leur place.
A présent, je ne peux plus me sØulager en pleurant, je me fØrce à manger et m'empêche de me taillader les veines. Il ne me reste que l'écriture. LØrsque plus rien ne va et que ma vØlØnté s'échappe, je me penche sur une feuille blanche pØur tØut vider. Vider ce trØp plein de hØnte, de faim, de desespØir et me remplir de nØuvelles bØnnes résØlutiØns. Il a des jØurs, évidemment Øù tØut me laisse tØmber et alØrs j'agØnise entre drØgues, maladies et depressiØns.

"Avalanche, peux-tu m'empØrter dans ta chute ?"


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# Posted on Wednesday, 18 July 2007 at 11:09 AM

Edited on Wednesday, 15 October 2008 at 7:55 PM